Histoire

"Si la bravoure avait une représentation matérielle, ce serait le peuple de Sibranak."
- Vladim Antonov lors d'un discours dans la ville de Slobodagrad après sa libération par la Milice le 14 septembre 2013.
"Les Sibraniens ont toujours mérité leur réputation d'indomptables"
- Stepan Brajva lors du discours de paix du 18 janvier 2018 à Mjlet, ancienne capitale.




L'archipel de Sibranak est situé dans la mer adriatique, au large des côtes de la Croatie. Malgré les nombreuses tentatives d'invasions qu'il a subi, l'archipel est toujours plus ou moins resté indépendant. À l'aube de l'humanité, une tribu de chasseurs-cueilleurs est venue peupler l'île en arrivant par bateau du continent. Ce furent les tout premiers Sibraniens. Pendant l'antiquité, des peuples venant de Grèce sont arrivés sur l'île et se sont mélangés avec les autochtones, comme le prouvent certaines ruines et poteries que l'on retrouve encore aujourd'hui. C'est à partir de l'empire romain, trois cent ans plus tard, que les tentatives d'invasions ont commencées. Les envahisseurs furent repoussés par les guerriers de Sibranak, gagnant la première bataille d'une longue série de victoires. Là où tous les autres peuples avaient pliés, les Sibraniens ont triomphé. N'étant pas rancuniers et ayant gagnés un fort respect de leurs rivaux, ils s'engagèrent dans du commerce avec l'empire romain et ses alliés. Des routes furent pavées entre les villes et des ports furent construits, ce qui encouragea Sibranak à développer son commerce maritime.

Sous le règne de Stjepan III, vers la fin du XIVème siècle, Sibranak connut un âge d'or. Grand exportateur de laine et de graines de pavot, l'archipel était réputé à l'échelle européenne. En 1368, le Roi d'Aragon décida de s'installer quelques semaines avec sa cour dans un château au nord de l'île. Grâce à cet essor, les habitants commencèrent à mieux vivre et l'attention se porta sur l'éducation. Quelques universités furent construites et des érudits de toute l'Europe vinrent y enseigner. Ayant éveillé l'intérêt stratégique de Napoléon 1er, Sibranak fut transformé en état fantoche de l’empire après son invasion au XIXème siècle. Le français fut adopté comme langue nationale, bien que certains groupes continuèrent à parler la langue de leur pays d’origine.

Dans les années 1930 l'archipel perd son exclusivité commerciale et tombe dans la crise économique. L'île reste en dehors des conflits jusqu'à la seconde guerre mondiale. L’archipel fut victime d’un attentat le 17 janvier 1991 par des extrémistes bosniaques, voulant fragiliser l’île pour l’annexer. Les temps sont durs, le peuple est pauvre, il a peur et des émeutes commencèrent à se former. Stepan Brajva, un Colonel de l’armée Sibranienne profita de la situation pour organiser un coup d'état. Il passa à l'acte le 2 décembre 1992. Les forces de police locales étant en sous nombre et sous équipées, il n'y a pas eu d'affrontement et Brajva prit aisément le pouvoir. Il tiendra un discours le jour suivant.

" [...] J'ai fait ce qui devait être fait. Et c'est dans votre intérêt avant tout que je compte diriger ce fier pays [...] "
- Stepan Brajva lors du discours du 3 décembre 1992.​



Ce discours annonça la création d'une police militaire appelée La Garde, une augmentation de la surveillance des citoyens et l'expulsion des immigrants arrivés il y a moins de trois ans. Des manifestations eurent lieu tout au long de l'année suivante. Ces manifestations furent surnommées "Les grandes protestations de 93". Au fil des mois, de moins en moins de personnes y vinrent et Brajva gagna par épuisement. Vers les années 1995 des effets positifs commencèrent à se faire ressentir. Moins de chômage, criminalité en baisse de peur des terribles représailles de la part de la Garde. Pour l’honnête travailleur Sibranien, la situation est bien meilleure qu'il y a 10 ans, lors de la grande crise. Néanmoins le manque de liberté et le désir d'une démocratie prirent le dessus et l'indignation publique reprit de plus belle. En 1999, celui désormais connu sous le nom du dictateur Brajva est annoncé malade, certains disent qu'il devînt sénile, d'autre disent qu'il fût atteint de démence, aucun communiqué officiel ne sera donné. C'est en tout cas le début d'un long calvaire pour les habitants de Sibranak. Surveillance extrême des citoyens, incarcération des opposants politiques et augmentation des rangs de la Garde ; Brajva fera passer les huit dernières années de son règne pour une démocratie. La situation dura presque dix ans.

C'en fût trop pour quelques révolutionnaires qui décidèrent de prendre les armes. Une première pour Sibranak, qui jusqu'à présent n'avait jamais connu de violence à grande échelle. Pendant la nuit du 5 au 6 mai 2008, trois révolutionnaires firent feu sur une patrouille à pied de la Garde. Trois soldats moururent et un fut envoyé à l’hôpital en coma artificiel. Les meurtriers prirent la fuite. Le 10 mai, Brajva fait une apparition publique pour la première fois depuis neuf ans.

" [...] Les événements tragiques de la semaine passée ne sont pas les premiers cas de terrorisme dans l'histoire de Sibranak. Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour que ce soit les derniers. Ne les laissez pas vous effrayer, car il n'y a qu'une chose à craindre, et c'est la Justice."
- Stepan Brajva lors du discours du 10 mai 2008.




Quelques jours plus tard un groupe s'appelant la milice revendiqua l’attaque. Un discours clandestin prit place dans la capitale de Sibranak. Il fut prononcé par Vladim Antonov. Il expliqua l’acte et déclara la création d’un groupe révolutionnaire appelé La Milice.

“ [...] Le règne du Colonel Brajva est illégitime. Il est de notre devoir de libérer le peuple de Sibranak de son emprise et de sa politique fasciste. Il est de votre devoir de vous lever pour votre patrie et votre liberté."
- Vladim Antonov lors du discours clandestin du 12 juillet 2008.

Le message fut relayé de bouche à oreille. Sibranak avait désormais un symbole auquel s’accrocher. Il n’en fallut pas plus pour qu’une semaine plus tard des émeutes commencèrent à apparaître aux quatre coins de l’île. Des voitures seront brûlées, et des molotovs seront jetés sur la Garde. Ces émeutes furent réprimées dans la violence. Malgré tout, la majorité des Sibraniens resta chez elle et désapprouva les actions des révolutionnaires, composés principalement de jeunes et de chômeurs, certains étant juste là pour vandaliser. Le jour du 2 janvier 2009, la Garde reçoit l’ordre de tirer dans un groupe de révolutionnaire non-armé tentant d’embraser la mairie de Mjlet. Trente-neuf révolutionnaires seront tués, une cinquantaine d’autres prirent la fuite. Voyant de quoi était capable Brajva, ces cinquante personnes décidèrent de prendre les armes et de rejoindre officiellement la Milice de Vladim.

De 2009 à 2013, la milice gagna du territoire en enrôlant les jeunes et en faisant exploser des bombes dans les points stratégiques de la Garde. La Garde riposta en bombardant les villes pro-milice, ce qui créa un influx encore plus grand de révolutionnaires. À l’inverse, certains préféraient la Garde et le Colonel Brajva, disant que “Les Miliciens sont des terroristes, tout allait bien avant qu’ils ne fassent leurs attentats”. La Milice organisa des grands rassemblements dans les villes rurales du nord pour instruire les gens sur le coup d’état et former les jeunes soldats à se battre. Le plus grand rassemblement jamais réalisé se fit à Slobodagrad, la plus grande ville du Nord de Sibranak, quand elle fut conquise par la Milice le 14 septembre 2013.

“ [...] Pendant presque 10 ans nous avons combattu la dictature de Brajva et tout ce qu’elle représente. Certains ont sacrifiés leurs rêves et leurs espoirs, d’autres ont même donnés leur vie. Mais certains peuvent se demander pourquoi entreprendre une telle chose et je peux vous répondre en un mot. La survie. Les intentions du Colonel Brajva et sa Garde sont claires. Tout le monde peut les voir. Il veut se débarrasser de nous, il veut nous éliminer pour éliminer la démocratie ! Allons nous nous laisser faire ? Non ! Nous devons combattre ! Les combattre à Slobodagrad, comme aujourd’hui, les combattre à Brajvagrad, les combattre dans tout Sibranak, les combattre partout où ils nous menacent, les combattre jusqu’à la victoire. Car s’il y a bien une chose que cette vie m’a appris, c’est que sans victoire, il ne peut y avoir de survie.”
- Vladim Antonov lors du grand discours du 14 décembre 2013 à Bangango.

Ce discours galvanisa les révolutionnaires et ils repoussèrent la Garde jusque dans Mjlet en juin 2015. Les combats furent féroces et la Garde fut obligée d'exécuter une retraite stratégique. Après s’être retranchés dans leur camp, ils décidèrent de bombarder la ville entière le 2 juillet. Voyant les citoyens se faire bombarder avec les miliciens, Vladim Antonov décida d’aller en centre-ville pour sortir les victimes des débris. Il fut touché par un tir d’obus et y laissa la vie. Les conflits se calmèrent jusqu’en 2017.

La perte de son leader impacta grandement la Milice, qui décida en 2018 de négocier un traité de paix avec la Garde. La Milice étant en position de force, c’est elle qui décida les principaux termes du contrat. Le 18 janvier 2018, le traité fut signé par le Colonel Brajva et le représentant de la Milice.

“Article 1.1 - La Milice obtient tout le nord de l’île et en fait une démocratie parlementaire.
Article 1.2 - La Garde obtient la presqu’île du sud et en fait une république populaire.
Article 2 - Le no man’s land de Mjlet et la frontière sont des zones neutres et doivent être surveillée par les deux camps.
Article 2.1 - Les soldats doivent respecter le cessez le feu, et n'ont pas le droit de provoquer un conflit sous peine d’emprisonnement.
Article 3 - Les deux territoires se nomment désormais Sibranak Nord et Sibranak Sud et chacun représente son propre gouvernement avec sa propre constitution.”
- Traité de paix du 18 janvier 2018.


“De nombreuses personnes, beaucoup trop de personnes, sont mortes lors de cette guerre qui a duré dix ans. Cependant je pense que nous sommes tous d’accord sur le fait que personne n’est mort en vain. C’est toujours dans cette optique de compassion et de bonté pour tout les habitants de cette île que je signe ce traité. [...] ”
- Stepan Brajva le 18 janvier 2018 à Brajvagrad.



​ Après cette longue guerre, la nation de Sibranak se reconstruit petit à petit. Les partisans de Brajva déménagèrent au Sud et les révolutionnaires du Sud allèrent au Nord. Les soldats de la Milice et de la Garde retrouvèrent enfin leurs familles et quelques politiciens et businessmen se réjouissèrent en pensant aux années à venir. L’île est tout du moins fragilisée et ce ne serait pas impossible pour quelques personnes mal intentionnées de se faire de l’argent facile.


Aujourd’hui, les deux nations ont devant elles carte blanche pour créer leur société idéale.
Issu du livre "Sibranak, de l'antiquité jusqu'à aujourd'hui"

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